Maîtrise d’ouvrage : Aiguillon
Mandataire : TLPA
Calendrier : concours non-lauréat en 2019
Images de synthèse : Jessica Morio, 3Dclic
La ville est un milieu en constant renouvellement.
Depuis des siècles, et pour encore longtemps, la Ville de Quimper se réinvente, évolue au gré des usages, des projets, et des rêves de ses habitants.
Alors comment, dans ce contexte, proposer une architecture pour l’îlot des Reguaires, comment proposer à la fois une forme urbaine intégrée au paysage, une architecture contemporaine mais respectueuse de son contexte historique, des logements idéals, intimes et lumineux ?
Le régionalisme critique est une approche architecturale qui s’efforce de remédier à l’indifférence de l’architecture moderne à l’égard de l’endroit ou du lieu de construction, en utilisant les éléments culturels locaux pour enrichir les significations de l’architecture.
Le centre historique de Quimper est fait d’immeubles, de places publiques, de cours inté- rieures, de passages et de venelles. C’est ce vocabulaire que nous proposons de reprendre dans le projet. L’implantation du bâti permet
de continuer à vivre les rues adjacentes sans grande évolution. Au Nord l’immeuble s’implante le long de la rue Gourmelen en continuité du bâti existant, et sans en dépasser les hauteurs. Les deux bâtiments rue Luzel sont rénovés avec soin, et gardent leur place dans le paysage urbain.
Au Sud le projet s’implante au Nord et à l’Est et permet d’ouvrir un cœur d’îlot ouvert, en partie public, en lien avec les espaces autour de l’équipement conservé par la Mairie.
Une grande façade Ouest en limite de rue assombrirait à la fois la rue Luzel, espace public, et les logements orientés Ouest, espaces privés. Les grands arbres de cette rue dont partie du paysage urbain quimpérois et doivent être conservés et respectés.
Dans le grand paysage le centre-ville de Quimper est fait de toitures, nous nous insérons dans cette harmonie.
Sous les toits, à l’échelle des habitants et des passants, les architectures diffèrent. Il est important à nos yeux de garder une échelle compatible avec le contexte urbain. Les rues adjacentes sont construites d’immeubles petits ou moyens, juxtaposés. C’est donc en construisant la diversité architecturale que nous produisons un paysage urbain.
Selon qu’on est en pause en cœur d’îlot, ou mobile le long de la rue Luzel, le projet paraît constitué de pignons ou de grandes façades. Cette dualité reflète la diversité morphologique du centre-ville de Quimper, et s’insère parfaitement dans son paysage vécu.
Cette diversité de matériaux permet à chacun de repérer facilement où il habite. Le projet est dans une échelle compatible avec le plaisir d’habiter, dans le centre-ville de Quimper, dans un logement lumineux, élégant et intime à la fois, donnant, pour tous, sur une cour apaisée et piétonne.
Tous les logements neufs s’orientent au Sud ou à l’Ouest et disposent d’un balcon/loggia ou d’une terrasse. L’ensemble des 38 logements de l’îlot « école » sont accessibles par ascenseurs, et sont adaptés PMR.




